Vendredi 28 avril 2017 à 18h
à Orléans, Théâtre d’Orléans—Scène Nationale

Il y a 75 ans…
déportation à Auschwitz des Juifs internés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande

/// Concert gratuit

Concert des élèves de Guillaume Dettmar

Guillaume Dettmar, professeur de violon et de musiques traditionnelles au Conservatoire d’Orléans nous fera écouter de la musique traditionnelle klezmer jouée par ses élèves.

Entrée libre dans la limite des places disponibles, suivi d’un buffet dînatoire.
Réservation indispensable au 02 38 42 03 91.

à 20h30
/// Lecture théâtralisée

Lettres à Khayè…
par Jean Barat, comédien et réalisateur, d’après le livre éponyme pubié par Jacques Wenig

Depuis son internement au camp de Pithiviers, en mai 1941, Zysman Wenig a écrit presque tous les jours à Khayè, sa femme. Quelques lettres rédigées en français mais censurées, et puis les autres, écrites en yiddish, sorties clandestinement. Zysman est déporté le 25 juin 1942 à Auschwitz. Il survivra aux marches de la mort.


/// Concert

KLEZMER!
par Denis Cuniot, piano, Guillaume Dettmar, violon et Rémy Yulzari, contrebasse.

Ce trio réunit trois musiciens ayant une double culture artistique, classique et spécialiste des musiques juives d’Europe. La musique klezmer naît au Moyen Âge, dans les shtetls (quartier juif en yiddish), avec les klezmorim, musiciens improvisateurs et infatigables créateurs de mélodies. Cette musique se développe en Europe jusqu’à la Shoah et les persécutions antisémites staliniennes. Aujourd’hui elle vit une intense renaissance dans de nombreux pays. Ces trois musiciens virtuoses présentent des musiques klezmer et yiddish, du XIXe siècle à nos jours.


Tarifs : 10€ - Réduit : 5€ (moins de 18 ans, élèves du Conservatoire, adhérents du Cercil et de l’association des parents d’élèves du conservatoire).
Organisé dans le cadre de la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation avec l’APEC, le Conservatoire d’Orléans et la librairie Les Temps Modernes.
Jeudi 27 avril 2017 à 19h30
à Orléans - Cinémas Les Carmes

/// Projection

Une histoire de fou
Film de Robert Guédiguian, Agat Films, France, 2h14, 2015.

À Berlin en 1921, Soghomon Tehlirian tue Talaat Pacha, principal responsable du génocide arménien. Lors de son procès, il témoigne tant et si bien du premier génocide du XXe siècle que le jury populaire l’acquitte. Des années plus tard, à Marseille, le jeune Aram est un idéaliste qui veut que la Turquie reconnaisse les crimes commis. S’il est soutenu par Anouch, sa mère, Hovannes, son père, veut vivre en paix en France. Aram est impliqué dans un attentat visant l’ambassadeur de Turquie. Le diplomate est tué mais Gilles, un étudiant en médecine qui passait par là, perd l’usage de ses jambes.

En présence du réalisateur, Robert Guédiguian.

Tarifs habituels du Cinéma Les Carmes - Tarifs réduits pour les adhérents du Cercil.

Organisée avec le cinéma Les Carmes dans le cadre des commémorations du génocide des Arméniens.
Mardi 25 avril 2017 à18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Les réfugiés dans l’Europe de 1938 : une question humanitaire et politique
Par Catherine Nicault, professeure émérite de l’Université de Reims, rédactrice en chef des revues Archives juives et Relations internationales.

Après l’accession en 1933 des nazis au pouvoir à Berlin, les opposants au régime hitlérien et les Juifs, très vite persécutés, sont poussés à l’exil. Ce mouvement s’accentue en 1935, du fait des lois de Nuremberg, et surtout en 1938, année de l’Anschluss, de la conférence de Munich et de la Nuit de Cristal. Les gouvernements polonais et roumain sont tentés de suivre l’exemple allemand. Comment le monde réagit-il face à ce qui est devenu à ses yeux « le problème des réfugiés » ?

suivie d’une
/// Projection

Évian 1938 – La Conférence de la Peur
Film documentaire de Michel Vuillermet, 1h08, Doriane Films - Arturio Mio - Andana Films, France, 2009.
 
Année 1938. Les persécutions exercées par le régime nazi sur des centaines de milliers de citoyens allemands puis autrichiens, en majorité juifs, s’aggravent. Beaucoup tentent désespérément de trouver asile en dehors des frontières du Reich. Pour faire face à cette situation, Franklin D. Roosevelt invite les démocraties à se réunir au sein d’un Comité Intergouvernemental pour les Réfugiés. Ainsi, le 6 juillet 1938, trente-deux délégations étrangères vont se réunir au bord du Lac Léman, à Évian-les-Bains, dans les salons de l’Hôtel Royal. Grâce à des archives inédites et des témoignages poignants, ce film retrace l’histoire de la conférence internationale d’Évian. La transcription minutieuse des paroles qui y furent échangées met en lumière la question très actuelle de l’accueil des réfugiés, et de la capacité des démocraties à s’opposer aux dictatures et aux catastrophes humaines qu’elles provoquent.

En présence de Catherine Nicault, conseillère historique de ce film documentaire.

Film réalisé avec la participation de France Télévisions, et le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 
Vacances scolaires du 08 au 23 avril 2017

Mardi 11 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Atelier

La rafle du Vel d’Hiv au cinéma
par Catherine Thion, docteure en histoire, chargée de recherches au Cercil.

Cet atelier propose de découvrir à travers différents extraits de films, des années 70 aux années 2010, comment la rafle du Vel d’Hiv est abordée par le cinéma.

Jeudi 13 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite commentée

Visite commentée du Musée-Mémorial et de l’exposition temporaire « Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948 »
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil.

Mardi 18 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Projection
La colline aux mille enfants
Film de Jean-Louis Lorenzi, Ampersand, France, 1994.

Automne 1941. Dans la France occupée par les Allemands, les rafles se multiplient. Des enfants sont arrachés à leurs parents… Au Chambon-sur-Lignon, dans le Velay, en zone libre, une jeune femme, exténuée par un long voyage, frappe à la porte du presbytère. L'épouse du pasteur, Martha Fontaine, ouvre à Clara, première réfugiée juive parmi les centaines qui la suivront pour fuir les persécutions nazies.

Jeudi 20 avril 2017 à 14h15
à Cerdon

/// Randonnée commentée

Les fermes de Sologne : persécution des Juifs, déportations et sauvetages


Entre juin 1941 et juillet 1942, 386 Juifs internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, sont transférés dans trois fermes désaffectées situées en Sologne : c’est la préfecture d’Orléans qui assure la gestion de ce qu’elle nomme parfois les «kommandos de Sologne». Après leur transfert en juillet 1942 au camp de Pithiviers, ces hommes seront déportés à Auschwitz. Effectué sur les lieux mêmes où rien n’a changé, ce parcours permet grâce à des témoignages et des documents d’archives de comprendre la vie quotidienne de ces internés, ainsi que leurs relations avec la population locale qui va aider des familles juives persécutées et ainsi les sauver.

Point de départ : Ferme de la Matelotte, en provenance de Cerdon et en direction d’Argent-sur-Sauldre (vers l’Etang du Puits), à gauche, après la route qui part à droite vers l’Etang du Puits, et avant la borne qui marque la séparation entre le Loiret et le Cher.

Informations et réservations auprès du Cercil au 02 38 42 03 91
Mardi 28 mars 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

///Conférence

La politique de dénaturalisation sous Vichy
par Claire Zalc, historienne, directrice de recherche au CNRS, autour de son livre Dénaturalisés, les retraits de nationalité sous Vichy, éd. Seuil, 2016.

Lancée dès les premiers jours de son existence par le régime de Vichy, encadrée par la loi du 22 juillet 1940, la politique de dénaturalisation apparaît comme l’un des moyens de définir les contours du « mauvais » citoyen et d’exclure les opposants. Claire Zalc revient sur les critères mobilisés, dès septembre 1940, pour désigner les victimes de cette politique, décrit les acteurs qui s’emploient à la mettre en œuvre et interroge les liens entre dénaturalisation et “solution finale”. Les éclairages locaux montrent l’importance des décalages et disjonctions entre les intentions idéologiques de Vichy et ses applications sur le terrain. L’exclusion nationale apparaît comme le produit complexe des rapports de force entre différents acteurs. Mais qu’advient-il des dénaturalisés ? C’est à l’aune des griefs endurés et des contestations des individus qu’on réalise la portée des préjudices occasionnés par la perte du statut national. L’étude des retraits de nationalité sous Vichy contribue à comprendre ce que recouvre, à hauteur d’hommes et de femmes rejetés sur les marges de la communauté nationale, être Français.

Ce livre a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.