Mardi 28 mars 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

///Conférence

La politique de dénaturalisation sous Vichy
par Claire Zalc, historienne, directrice de recherche au CNRS, autour de son livre Dénaturalisés, les retraits de nationalité sous Vichy, éd. Seuil, 2016.

Lancée dès les premiers jours de son existence par le régime de Vichy, encadrée par la loi du 22 juillet 1940, la politique de dénaturalisation apparaît comme l’un des moyens de définir les contours du « mauvais » citoyen et d’exclure les opposants. Claire Zalc revient sur les critères mobilisés, dès septembre 1940, pour désigner les victimes de cette politique, décrit les acteurs qui s’emploient à la mettre en œuvre et interroge les liens entre dénaturalisation et “solution finale”. Les éclairages locaux montrent l’importance des décalages et disjonctions entre les intentions idéologiques de Vichy et ses applications sur le terrain. L’exclusion nationale apparaît comme le produit complexe des rapports de force entre différents acteurs. Mais qu’advient-il des dénaturalisés ? C’est à l’aune des griefs endurés et des contestations des individus qu’on réalise la portée des préjudices occasionnés par la perte du statut national. L’étude des retraits de nationalité sous Vichy contribue à comprendre ce que recouvre, à hauteur d’hommes et de femmes rejetés sur les marges de la communauté nationale, être Français.

Ce livre a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. 
Mardi 21 mars 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Inauguration de l’exposition

Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948

A travers une exceptionnelle collection de six cents photos est retracé plus d’un siècle d’immigration juive en France. Venus des quatre coins de l’Europe, les regards et les poses de ces femmes et de ces hommes expriment une farouche volonté de devenir français. Alors, quand le monde s’écroule et les engloutit comme Juifs – et comme étrangers –, souvent ne reste plus qu’une photo jaunie pour rappeler les jours d’avant. Ces photos montrent les étapes de l’immigration des Juifs d’Europe centrale et orientale et du bassin méditerranéen et de leur intégration dans le pays d’accueil, en dépit des difficultés auxquelles ils se sont heurtés – et malgré la période tragique de l’occupation.
Organisée avec l’association Mémoire Juive de Paris.

En présence de Rachel Jedinak, présidente d’honneur de l’association Mémoire Juive.

Exposition conçue par l’Association Mémoire Juive de Paris et présentée en écho à l’exposition Histoires de migrations, de l’intimité à l’espace public, conçue par l’association « Mémoires Plurielles, Cultures et histoires des migrations en région Centre-Val de Loire » et l’Université de Tours/CNRS Citeres présentée au musée Historique et Archéologique de la ville d’Orléans de 24 mars au 9 juillet 2017.

Suivie d’une
/// Conférence

L’immigration juive en France de 1933 à 1962 : une perspective transnationale
par Laura Hobson Faure, PhD, maîtresse de Conférences en études américaines, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

Qu’est-ce que l’immigration juive, et pourquoi étudier ce phénomène ? Pourquoi une perspective transnationale ? L’analyse portera sur deux périodes, tout d’abord l’avant-guerre, avec l’arrivée des réfugiés/migrants d’Europe Centrale, puis l’après-guerre, depuis les migrations d’Europe de l’Est jusqu’à l’arrivée massive des Juifs d’Algérie. Qui « gère » ces crises migratoires ? Quelles sont les attitudes des Français juifs ou non juifs envers ces immigrés ? Comment cette histoire nous aide-t-elle à mieux comprendre l’actualité ?
Samedi 18 et dimanche 19 mars 2017 de 14h à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

Week-end musées Télérama
Dans le cadre du Week-end Musées Télérama, ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial. Entrée gratuite sur présentation du Pass Week-end Musées Télérama, valable pour 4 personnes.  
Pour les autres visiteurs, tarification habituelle.

Samedi 18 mars à 15h et 17h

/// Visite commentée du Musée-Mémorial
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil et Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.
 
Dimanche 19 mars à 15h

/// Lecture à voix haute pour les plus petits
par Marion Jouhanneau, médiatrice culturelle au Cercil.
Pour les enfants à partir de 8 ans.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 
Dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Mardi 7 mars 2017
à Vierzon

/// Conférence
à 14h30 pour les scolaires - Auditorium du lycée Henri-Brisson
à 18h30 tous publics - Salle « La Décale » avenue Henri-Brisson

Ces étrangers qui ont fait la France
par Pascal Ory, historien, professeur à l’Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, autour de son livre Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, éd. R. Lafont, 2013.

Alors que le débat sur l’« identité nationale » continue de diviser la classe politique, ce Dictionnaire permet de rétablir certaines vérités. Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou le footballeur, Heinrich (Henri) Hiltl ? Sauf que l’un est né italien et l’autre autrichien. Combien de Français savent que le prix Nobel de physique en 1992, Georges Charpak est originaire d’une famille juive polonaise ? Andrée Chedid, romancière et poétesse, est née en Égypte d’une famille de chrétiens maronites du Liban. Qui sait que Léonie Cooreman est en réalité la digne représentante de la culture populaire française, Annie Cordy ? Ce que la plupart d’entre nous sait, en revanche, c’est que la renommée de la France doit beaucoup à Frédéric Chopin, Marie Curie, Irène Némirovsky, Amadeo Modigliani, Samuel Beckett ou Charles Aznavour. 





Mardi 28 février à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Le grand témoin du Cercil

Joseph Weismann

Arrêté avec ses parents et ses soeurs lors de la Rafle du Vel d’Hiv, Joseph Weismann est interné au camp de Beaune-la-Rolande dont il parvient à s’évader accompagné d’un de ses camarades d’infortune. Les autres membres de sa famille sont quant à eux déportés et assassinés à Auschwitz. Son histoire a inspiré la cinéaste Roselyne Bosch pour son film La Rafle, sorti en 2010.

Entrée libre dans la limite des places disponibles. 
Réservations conseillées au 02 38 42 03 91.