Mardi 17 octobre 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Conférence

La promesse de l’Est - Espérance nazie et génocide (1939-1943)

par Christian Ingrao, historien, chargé de recherche au CNRS.

Comment les nazis ont-ils rêvé leur victoire et le « Reich de mille ans » ? Entre 1939 et 1944, l’utopie impériale nazie connut des débuts de réalisation dans les espaces conquis à l’Est, brutalement vidés de leurs habitants, déplacés, réduits en esclavage et, pour les Juifs, assassinés. Elle eut ses ingénieurs, ses agences et ses pionniers (pas moins de 27 000 jeunes Allemands). Elle suscita de la ferveur et de l’adhésion. Dans le Reich de mille ans aux frontières élargies par la conquête, une communauté racialement pure vivrait bientôt une existence réconciliée de prospérité sereine. Christian Ingrao examine pour la première fois, dans leur cohérence et dans leurs tensions, le travail des différentes institutions, le parcours des hommes et des femmes qui y ont pris part, l’ampleur des planifications successivement dessinées.

Modération : Walter Badier, docteur en histoire contemporaine à l’Université d’Orléans et professeur en histoire-géographie à l'ESPE Centre-Val de Loire.

Organisée avec l’Université d’Orléans.
Mardi 10 octobre 2017 à 18h
à Montargis, au Tivoli, 2 rue F. Roosevelt

/// Le grand témoin du Cercil
Raymonde Nowodworski

En 1933, les parents de Raymonde Nowodworski s’installent à Montargis. Avec la guerre, les persécutions commencent. En avril 1942, Mendel, le père, tente de passer en zone non occupée. Arrêté à la ligne de démarcation, il est interné dans un camp de travailleurs étrangers. Golda, la mère, est arrêtée le 14 juillet 1942. Internée au camp de Pithiviers, elle est déportée vers Auschwitz le 17 juillet 1942 par le convoi 6. Fajga et Rébecca (14 ans), la tante et la cousine de Raymonde, sont dans le même convoi. Raymonde a alors 13 ans, ses petites soeurs ont 9 ans (Suzanne), 7 ans (Flore) et 6 mois (Monique). Elles sont séparées et confiées à des familles d’accueil. Les trois aînées sont à leur tour arrêtées le 9 octobre 1942, un jour de classe. Le 11, elles sont transférées de la prison de Montargis au camp de Beaune-la- Rolande. Le 12 décembre 1942, elles sont conduites à Paris, dans des centres de l’UGIF. Fin août 1943, après plusieurs tentatives, elles parviennent à s’en évader. Grâce à un passeur trouvé par leur oncle, elles franchissent la ligne de démarcation et rejoignent leur père en Haute-Vienne. Fin août 1944, elles retournent à Montargis avec Mendel et retrouvent leur petite soeur Monique. Leur mère, Golda, assassinée à Auschwitz, n’est pas rentrée.

Organisée avec l’Agglomération de Montargis et la Médiathèque de l’Ame.

Dans le cadre de l’exposition présentée au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv, du 10 octobre 2017 au 7 janvier 2018

/// Exposition
Les enfants juifs du Montargois dans la Shoah
Il y a 75 ans… des enfants étaient arrêtés dans le Montargois et internés dans le camp de Beaune-la-Rolande. Parmi eux, Raymonde, Suzanne et Flore…

En partenariat avec les Archives Municipales de Montargis 

Retrouvez le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv aux 20e rendez-vous de l'histoire de Ville de Blois du 4 au 8 octobre 2017

À l’occasion des 20ème Rendez-vous de l’Histoire de Blois, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv sera présent sur le salon du livre sur le stand n°134 et proposera la découverte d’auteurs et la signature de leur dernier livre.

Vendredi 6 octobre 2017

/// Signatures à 11h

Anna Senik
Une famille juive de la Pologne à la France de Vichy (éd. Editions L'Harmattan, 2016)
Après une enquête sur sa famille disparue en Pologne, Anna raconte l’arrivée en France de son père Moshè en 1933. Il fit venir à Paris sa femme, Rywka et son fils, Haïm, en 1935. En 1939, il s’engagea volontaire dans l’armée française, comme la majorité des Juifs immigrés qui participèrent vaillamment aux combats.

/// Signatures à 14h

Michel Stermann
Maman Grète. Une éducatrice venue d’Allemagne pour des orphelins de la déportation en France et autres portraits de famille Maman Grete (éd. Editions Edilivre, 2016)
Grète et Rémy Stermann, éducateurs, ont exercé dans des foyers de la Commission centrale de l’enfance (CCE) qui ont recueilli, après la Seconde Guerre mondiale, des orphelins de la Shoah. Qui sont ces éducateurs ? D’où viennent-ils ? Comment se sont-ils rencontrés ? Qu’ont-ils vécu, séparément et ensemble ? Qu’a subi Rémy lui-même dans les camps de la mort ? Pourquoi la vie de Grète a-t-elle été si brève ? Quelles sont les circonstances de sa disparition ?

Samedi 7 octobre 2017

/// Signatures à 11h

Michèle Dassas
Une gloire pour deux (éd. Marivole Editions, 2017)
En 1943, Madeleine Sologne connaît la gloire aux côtés de Jean Marais dans L’Éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la résistance face à l’occupant. Renée, son amie d’enfance, s’implique, quant à elle, de plus en plus dans le sauvetage des juifs persécutés.

Dimanche 8 octobre 2017
 
/// Signatures à 14h

Roland Smolar
Migrations, une famille dans l’histoire du XXe siècle (éd. Editions L'Harmattan, 2016)
Né de la rencontre improbable entre un fils d’immigrés juifs de la Russie tsariste et d’une jeune femme dont les parents venaient de Picardie et d’Auvergne, l’auteur et sa famille ont subi les grands conflits qui ont traversé le XXe siècle. L’histoire familiale est confrontée à l’Histoire avec un grand H.