Mardi 24 avril 2018 à 20h30
à Beaugency - Théâtre Le Puits-Manu

/// Concert

Quand la chanson se souvient  de la Shoah
avec, Lila Tamazit, Valérian Renault, Aymée Leballeur, Hélène Mouchard- Zay et Fred Ferrand.

La chanson est une source historique à part entière. Art populaire, art social, elle témoigne de la société de son temps. Ainsi que le dit Serge Bernstein, elle est une forme d’expression culturelle qui s’adresse à tous, et qui permet d’étudier la manière dont une société a vécu tel ou tel événement. Il est des chansons qui font l’histoire et des chansons qui disent l’histoire… Que nous dit la chanson de ce que connaît de la Shoah la société française après la guerre, quelles évolutions cette mémoire connaît-elle de 1946 à aujourd’hui?
Trois chanteurs, Lila Tamazit, Valérian Renault, Aymée Leballeur, une récitante, Hélène Mouchard-Zay et un musicien, Fred Ferrand, interpréteront des chansons qui sont autant de marqueurs de l’évolution de l’histoire de la mémoire de la Shoah en France : Jean Ferrat, Daniel Guichard, Pia Colombo, Maurice Fanon, Renée Lebas, Barbara, Serge Gainsbourg, Paul Louka, Pierre Selos, Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman, Hugues Aufray, Louis Chedid, Annie Cordy, les Rita Mitsouko, François Morel…

Tarifs : 10€ / 5€. Possibilité de réserver les billets sur le site www.helloasso.com

Organisé en partenariat avec la ville de Beaugency et France Bleu.



Dimanche 22 avril 2018 à 15h
à Orléans - Maison des arts et de la musique (MAM)

/// Spectacle

Contrebasse & Silences
avec Sarah Chervonaz, texte de Pierre Garin et Sarah Chervonaz, mise en scène de Christian Sterne.
Il y a une quinzaine d’années, Daniel et sa femme, Béatrice, regardent un documentaire télévisé sur « le réseau Marcel ». Ce réseau, dirigé par Odette et Moussa Abadi, a sauvé 527 enfants juifs. Daniel réalise et comprend à ce moment-là que cette histoire est la sienne, il fut l'un de ces enfants cachés à Nice en 1943. Leur fille Sarah, contrebassiste, décide d’en faire un spectacle narrant sa relation filiale, soulignant la nécessité de la transmission de ces faits, restés sous silence pendant tant d’années.
C'est ce spectacle qui vous est proposé.
Durée : 60 min. Participation aux frais : 5€.
En partenariat avec Les fous de Bassan !

Suivi du témoignage de

Yvette Strebinver-Goldberg, dans le cadre de la remise de médaille des Justes aux familles Labidoire et Léocournet.



Mardi 24 avril 2018 à 20h30
à Beaugency - Théâtre Le Puits-Manu

/// Concert

Quand la chanson se souvient  de la Shoah
avec, Lila Tamazit, Valérian Renault, Aymée Leballeur, Hélène Mouchard- Zay et Fred Ferrand.

La chanson est une source historique à part entière. Art populaire, art social, elle témoigne de la société de son temps. Ainsi que le dit Serge Bernstein, elle est une forme d’expression culturelle qui s’adresse à tous, et qui permet d’étudier la manière dont une société a vécu tel ou tel événement. Il est des chansons qui font l’histoire et des chansons qui disent l’histoire… Que nous dit la chanson de ce que connaît de la Shoah la société française après la guerre, quelles évolutions cette mémoire connaît-elle de 1946 à aujourd’hui?
Trois chanteurs, Lila Tamazit, Valérian Renault, Aymée Leballeur, une récitante, Hélène Mouchard-Zay et un musicien, Fred Ferrand, interpréteront des chansons qui sont autant de marqueurs de l’évolution de l’histoire de la mémoire de la Shoah en France : Jean Ferrat, Daniel Guichard, Pia Colombo, Maurice Fanon, Renée Lebas, Barbara, Serge Gainsbourg, Paul Louka, Pierre Selos, Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman, Hugues Aufray, Louis Chedid, Annie Cordy, les Rita Mitsouko, François Morel…

Tarifs : 10€ / 5€. Possibilité de retirer les billets au Cercil ou sur le site www.helloasso.com

Organisé en partenariat avec la ville de Beaugency et France Bleu.

Mardi 17 avril 2018 à 18h 
à Orléans - Mairie, Hôtel Groslot

/// Inauguration de l'exposition 

Le sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et les formes de résistances dans le Loiret

L’exposition tente de rendre compte de la portée de ces actes de résistance dans un contexte de persécution des Juifs en France.

En présence de famille de Justes du Loiret.




Exposition présentée du 16 avril au 4 mai 2018, dans le cadre de la remise de médaille des Justes aux familles Labidoire et Léocournet.



Mardi 10 avril 2018
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Inauguration de l’exposition

Notre commandement KWIBUKA 23

Le 27 avril 2017, à l’école belge de Kigali, les élèves ont commémoré les 23 ans du génocide des Tutsi. L’enseignante, Charlotte Disch a fait travailler ses élèves sur un texte raciste « Les dix commandements », paru en 1990. C’est un texte de haine envers les Tutsi et les Hutu qui sympathiseraient avec eux. Elle a demandé à ses élèves d’intervenir sur le texte en le détournant, le détruisant, le transformant.

L’un des enfants a écrit :
« Chers frères Tutsi et frères Hutu. Nous sommes tous les mêmes. Rwandais nous sommes fiers, nous ne sommes ni spéciaux ni différents. Plus jamais ! »

En présence d'Espérance Patureau, représentante d'Ibuka France.

Cette exposition sera ensuite présentée à la mairie de Châlette-sur-Loing et au lycée Voltaire d'Orléans.

Suivie de la projection du film

Après - Un voyage dans le Rwanda
film documentaire de Denis Gheerbrant, Les Films d’Ici, France, 2005, 105 min.

Près de dix ans après le génocide, Denis Gheerbrant s’est rendu au Rwanda et est allé à la rencontre d’orphelins qui pratiquent les danses traditionnelles. Dans sa colline natale, leur mentor, Déo, restitue l’histoire d’une civilisation, d’un peuple d’éleveurs et d’agriculteurs mêlant Tutsi et Hutu.

Refuser l’événement, solliciter la mémoire en consultant le présent. Comment vivre après avoir survécu, voilà en résumé son sujet. Aller à la rencontre des rescapés, des orphelins, laisser advenir images et paroles. Il y a ici des moments poignants, où le commentaire peut s'absenter : la danse des orphelins en est le meilleur exemple.

Remerciements à Eric Cénat.


Dimanche 8 avril 2018 à 9h30
À Cerdon – Ferme de la Matelotte

/// Randonnée commentée

Les fermes de Sologne : persécution des Juifs, déportations et sauvetages
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv.

Entre juin 1941 et juillet 1942, 386 Juifs, internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la- Rolande, sont transférés dans trois fermes désaffectées situées en Sologne : c’est la préfecture d’Orléans qui assure la gestion de ce qu’elle nomme parfois les « kommandos de Sologne ». Après leur transfert en juillet 1942 au camp de Pithiviers, ces hommes seront déportés à Auschwitz. Effectué sur les lieux mêmes où rien n’a changé, ce parcours permet, grâce à des témoignages et des documents d’archives, de comprendre la vie quotidienne de ces internés, ainsi que leurs relations avec la population locale, dont certains vont aider des familles juives persécutées et ainsi les sauver.


Point de départ : Ferme de la Matelotte.
En provenance de Cerdon, direction d’Argent-sur-Sauldre (vers l’étang du Puits), à gauche, après la route qui tourne vers l’étang du Puits, et avant la borne qui marque la séparation entre le Loiret et le Cher.

Organisée en partenariat avec l’Association des Randonneurs Sullylois, la Fédération française de randonnée pédestre, les OEuvres Universitaires du Loiret et la commune de Cerdon.




Les Juifs et le Portugal durant la Seconde Guerre mondiale

Jeudi 5 avril à 18h
à Olivet – MJC-Moulin de la Vapeur

/// Conférence

Les Juifs dans le Portugal de Salazar pendant la Seconde Guerre mondiale
par Irène Pimentel, historienne, chercheur à l'Institut d'histoire contemporaine de Lisbonne, auteure de « Les Juifs au Portugal durant le Seconde Guerre mondiale ».

En 1933, Salazar prend les pleins pouvoirs et instaure l'Estado Novo (État Nouveau), régime autoritaire à parti unique et nationaliste, fondé sur le catholicisme et l'anticommunisme, et proche de l'idéologie fasciste de Benito Mussolini et d’Adolphe Hitler. Pourtant les circonstances géopolitiques de la «neutralité» portugaise, ont permis à des réfugiés juifs d’être sauvés. Cependant, leur entrée au Portugal a été difficile et leur présence dans le pays à peine tolérée.

Cette conférence aura également lieu le vendredi 6 avril 2018 à 17h à Tours, Hôtel de ville, salle Anatole France. Entrée libre.

Organisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv et l’Association Culturelle France Portugal 37. Partenariat pour Tours avec l’Areshval.


suivie à 20h30 par 

/// Concert

ALFAMA Noëmi Waysfeld & Blik
Musique du monde - Fado en yiddish - Noëmi Waysfeld, chant ; Florent Labodinière, guitare et oud ; Thierry Bretonnet, accordéon ; Antoine Rozenbaum, contrebasse.

Pour Noëmi Waysfeld, la résonnance entre la musique fado et la musique yiddish est d’abord musicale. En plongeant dans le répertoire d’Amalia Rodrigues, l’une des plus grandes chanteuses de fado, et dans celui des complaintes yiddish, elle réunit deux traditions en un répertoire commun. Avec les musiciens de Blik, elle jette un pont entre l’Europe de l’Est et le Portugal.


Prévente : 12€ / 8€ - Tarif PAC : 6€ - Sur place le soir du concert : 14€ /10€. 
Coproduction Cercil-Musée mémorial des enfants du Vel d’Hiv et Moulin de la Vapeur.

CONFÉRENCE ANNULÉE 
Le conférencier étant malade, nous nous voyons contraints de reporter cette conférence à l'automne. 

Mardi 27 mars 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

De l'antijudaïsme chrétien à l'antisémitisme contemporain
par Joël Kotek, licencié en Histoire contemporaine de l'ULB et Docteur en Sciences Politiques de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, chargé de cours à l'Université Libre de Bruxelles.

Les idées d’extrême droite, les violences racistes et antisémites doivent être combattues avec une vigueur toujours renouvelée. Quelles armes contre le camp de la haine ? Avant toute chose, la connaissance et l’analyse. Antiracistes dresse un état des lieux permettant de réfléchir pour mieux agir. Dans quelle mesure le racisme et l’antisémitisme sont-ils liés aux mutations de nos sociétés occidentales ? Comment se sont-ils déployés et transformés dans l’histoire ? En quoi les crises politiques et économiques, la fracture sociale, la fragmentation culturelle ou encore l’hypermédiatisation favorisent-elles leur évolution ? Quel type d’actions peut-on entreprendre pour les combattre ? Les meilleurs esprits ici réunis nous donnent les clés historiques, philosophiques et sociologiques ainsi que les outils théoriques indispensables pour enfin délivrer la société du racisme et retrouver un esprit de fraternité et de bienveillance.

Intervention en écho à la sortie du livre ANTIRACISTES, dirigé par Michel Wierviorka, éditions Robert Laffont, 2017, auquel a contribué Joël Kotek.

Organisée dans le cadre de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, en partenariat avec l'Amitié Judéo-Chrétienne.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 


Samedi 24 et dimanche 25 mars 2018
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// WEEK-END MUSEES TELERAMA
Ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial de 14h à 18h.
Entrée gratuite sur présentation du Pass Week-end Musées Télérama, valable pour 4 personnes. Pour les autres visiteurs, tarification habituelle.
Le Cercil propose lors de ces journées la vente de livres d'occasion issus du désherbage de la bibliothèque.

Samedi 24 mars à 15h
/// Visite commentée de l’exposition temporaire
Adélaïde Hautval, « amie des Juifs »
par Nathalie Grenon, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv.
 
« Adélaïde Hautval est l’une des femmes les plus admirables que j’ai connue (…) une des personnalités les plus remarquables que l’humanité ait connues. En raison de sa grande modestie peu de gens étaient informés de son action extraordinaire (…) envers tous les êtres humains, quels qu’ils soient (…) ceux qui souffraient et étaient persécutés. », déclare Moshé Bejski, juge à la cour suprême d’Israël au décès d’Adélaïde Hautval en 1988.

Exposition réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, des Archives départementales du Loiret et du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann et Maryvonne Braunschweig, du Mémorial de la Shoah, de l’Hôpital Psychiatrique de Lannemezan et du Musée Mémorial d’Auschwitz-Birkenau.

Samedi 24 mars à 16h
/// Atelier pour tous à partir de 9 ans
Shoah et bande déssinée
par Marion Jouhanneau, médiatrice culturelle au Cercil-Musée Mémorial.

À travers la découverte d’albums parus depuis la fin de la guerre sur le thème de la Shoah, les participants abordent l’analyse formelle et stylistique, ainsi que le vocabulaire spécifique de ceux-ci, et ils élaborent une analyse historique à partir de l’évolution des représentations. Ils créent ensuite une planche de bande dessinée en partant de l’histoire d’Adélaïde Hautval, «amie des Juifs», en écho à l’exposition temporaire.

Dimanche 25 mars à 15h
/// Projection en présence de la réalisatrice
Les Enfants du 209, rue Saint-Maur, Paris Xe
film documentaire de Ruth Zylberman, Zadig Productions, Arte, 2017, 103 min.

La réalisatrice a choisi au hasard un immeuble dont elle ne savait rien. Pendant plusieurs années, elle a enquêté pour retrouver les anciens locataires du 209, rue Saint-Maur, et reconstituer l’histoire de cette petite communauté humaine pendant l’Occupation. Elle les a retrouvés à Paris, en banlieue, en province, à Melbourne, New York et Tel Aviv. Elle les a filmés, ainsi que les pierres et les habitants de l’immeuble aujourd’hui, pour saisir les traces d’une intimité brisée.

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.



Mardi 20 mars 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Projection en présence des réalisateurs

Natan, le fantôme de la rue Francoeur
film documentaire de Francis Gendron, Alain Braun et Alain Tyr, France, Métaction / Label Vidéo, 2017, 60 min.

En 1927, Bernard Natan, français d’origine roumaine, né Natan Tannenzapf, inaugure les studios de cinéma de Montmartre. Quelques années plus tard, il prend la direction de la firme Pathé qui devient Pathé Natan. Bernard Natan va profondément réorganiser l’entreprise et en assurer le succès. Mais la crise des années 1930 plonge le pays dans la tourmente et Bernard Natan devient la cible de la presse d’extrême droite. En butte à une campagne antisémite d'une rare violence, il est arrêté en 1938, déchu de sa nationalité française et livré aux Allemands en 1942. Déporté à Auschwitz, il y mourra peu de temps après.

Organisée dans le cadre de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme et du Printemps du Cinéma, en partenariat avec le Cercle Jean Zay, en préfiguration du projet « Jean Zay Cannes 39 ».

Ce film a reçu le soutien du CNC, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la Procirep; avec l’aimable autorisation de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé.


Mardi 13 mars 2018 à 18h
Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Espéranto, le rêve d’un homme : Louis-Lazare Zamenhof
par François Degoul, chercheur, spécialiste des langues anciennes, espérantiste pratiquant, ancien élève de l’École Normale Supérieure.

Louis-Lazare Zamenhof (1859-1917) est traditionnellement présenté comme “linguiste polonais créateur de l’espéranto” (Larousse). Or il a précisé qu’il n’était pas polonais et ne proposait pas une langue définitive, mais seulement un embryon de langue, auquel les usagers auraient vocation à donner vie. Par ailleurs son projet de fraternité universelle dépassait largement le cadre de la langue.
Comment expliquer que la mémoire de cet homme ait été ainsi déformée ?
D’abord le succès rapide de la langue espéranto a de fait longtemps mobilisé l’essentiel de ses énergies. Ensuite, influencés par l’antisémitisme ambiant, les espérantistes ont longtemps fait le maximum pour cacher son identité juive.
Enfin, dans le contexte hypernationaliste de l’époque, son projet de fraternité universelle porté par une certaine vision du judaïsme ne pouvait intéresser qu’une élite intellectuelle.
Il a fallu attendre les années 1950 pour que soit mis à jour le judaïsme de Zamenhof, et les années 2000 pour que soit approfondie l’étude de sa pensée.

En partenariat avec l’association Espéranto Loiret.


Benjamin Bokser, fait partie des 3 700 hommes arrêtés le 14 mai 1941 par la police française, à la demande des Allemands, et transférés le jour même dans les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Interné à Pithiviers, il occupe les fonctions de docteur à l’infirmerie et anime aussi le groupe d’Espéranto. À l'été 1941, Marie Gaudin, habitante de Pithiviers, loue une chambre à Madeleine, la femme de Benjamin afin qu’elle puisse rencontrer son mari autorisé à sortir seul du camp pour se rendre à la pharmacie. Sa fille et son gendre, Geneviève et Robert Giry organisent son évasion le 14 mars 1942. Benjamin et sa femme, Madeleine resteront en lien avec la famille Gaudin-Giry-Fauvin jusqu’à leurs décès survenus en 2003 et 2005.


Mardo 13an de marto 2018 je la 18h
En Orléans - Cercil-Memorial Muzeo de la infanoj de Vel d'Hiv

/// Konferenco

Esperanto, revo de homo : Ludoviko-Lazaro Zamenhof

de François Degoul, esploristo, fakulo pri malnovaj lingvoj, aktiva esperantisto, eks-studento de Ecole Normale Supérieure.

Ludoviko-Lazaro Zamenhof (1859-1917) estas tradicie priskribita kiel « pola lingvisto, kreinto de esperanto » (Larousse). Tamen li precizigis ke li ne estis polo, kaj ke li ne proponis definitivan lingvon, sed nur embrio de lingvo, al kiu la uzantoj donu vivon. Krome lia projekto de universala frateco estis multe pli ampleksa ol la lingva kadro.
Kiel klarigi ke la memoro de tiu homo tiel estis misformita ?
Unue, la rapida sukceso de la lingvo Esperanto longtempe prenis la plejmulton de lia energio. Poste, sub influo de kontraŭjuda etoso, la esperantistoj multe klopodis por kaŝi lian judan identecon. Fine, en la ege naciisma medio de tiu epoko, lia projekto de universala frateco, portita de iu ideo de judismo, povis interesi nur intelektan eliton. Necesis atendi la jarojn 1950 por aperigo de la judismo de Zamenhof, kaj la jaroj 2000 por pliprofundigi la studon de lia pensado.

Organizita kune kun la asocio Esperanto Loiret.


Vacances scolaires d'hiver

Jeudi 8 mars 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Visite commentée de l’exposition temporaire et atelier

Adélaïde Hautval, « amie des Juifs »
par Dimitri Landré, médiateur pédagogique au Cercil.

Organisée ans le cadre de la Journée internationale des femmes. 

suivie à 16h par l’atelier
Héroïnes de Guerre

Septembre 1939, la guerre est déclarée. À cette guerre, viennent s’ajouter les persécutions: pour sauver les enfants juifs, il faut les cacher. Pour les cacher, il faut mettre en place des filières. Les femmes juives et non-juives vont mener des actions souvent méconnues, mais qui vont permettre de sauver les trois quarts des enfants juifs qui vivaient en France. L’atelier permet de découvrir certaines de ces femmes, dont Adélaïde Hautval, qui sont des figures de l’engagement : des mères, des assistances sociales, des habitantes du Loiret, des religieuses catholiques ou protestantes.

Pour tous à partir de 9 ans.

Vacances scolaires d'hiver

Mardi 6 mars 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Projection 

Les enfants de la chance
film de Malik Chibane, Les Films Manuel Munz production, 2016, France, 95 min.

Juillet 1942. Emmené à l’hôpital de Garches pour une jambe cassée, Maurice Gutman, 12 ans, évite de justesse la rafle qui va emporter sa famille. À l’hôpital, le docteur Daviel lui diagnostique une tuberculose et lui impose un long traitement. Et si cela n’était qu’une ruse pour éviter à Maurice d’être déporté ? Maurice et huit autres jeunes pensionnaires vont vivre, avec le personnel hospitalier, une expérience inoubliable, faite de preuves d’amitié, de solidarité et de courage extraordinaire. Ce sont les enfants de la chance et leur histoire est vraie.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Vacances scolaires d'hiver

Mardi 1er mars 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Lecture 
Lecture pour petits et grands
par Marion Jouhanneau, médiatrice culturelle au Cercil. 

A partir de 7 ans. 


Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Vacances scolaires d'hiver

Mardi 27 février 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite commentée de l'exposition temporaire

Adélaïde Hautval, amie des Juifs  
par Nathalie Grenon, Cercil. 

« Adélaïde Hautval est l’une des femmes les plus admirables que j’ai connue (…) une des personnalités les plus remarquables que l’humanité ait connues. En raison de sa grande modestie peu de gens étaient informés de son action extraordinaire (…) envers tous les êtres humains, quels qu’ils soient (…) ceux qui souffraient et était persécutés. », déclare Moshé Bejski, juge à la cour suprême d’Israël au décès d’Adélaïde Hautval en 1988.

Exposition réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, des Archives départementales du Loiret et du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann et Maryvonne Braunschweig, du Mémorial de la Shoah, de l’Hôpital Psychiatrique de Lannemezan et du Musée Mémorial d’Auschwitz-Birkenau. Présentée au Cercil-Musée Mémorial à partir du 20 février 2018.  

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Vacances scolaires d'hiver

Dimanche 25 février 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite 

Visite commentée du Musée-Mémorial 
par Hélène Mouchard-Zay. 

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Mardi 20 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Adélaïde Hautval
par Maryvonne Braunschweig, agrégée d’histoire, secrétaire générale du Cercle d’Etude de la Déportation et de la Shoah.

Selon Adélaïde Hautval elle-même, c'est « par une succession de circonstances plutôt curieuses » qu’elle fut arrêtée, internée, déportée par les nazis, et qu'elle fut celle qui dit non à Mengele.

En mai 1942, elle est arrêtée sur le quai de la gare à Vierzon alors qu’elle vient à la recherche d’une valise égarée. Pendant son interrogation, elle reprend vertement deux soldats allemands qui critiquent la France. Condamnée à une semaine d’emprisonnement à Bourges, elle prend la défense d’une femme juive, puis se fabrique une étoile jaune. Elle manifeste sa désapprobation lors du transfert des familles juives par la Gestapo au camp de Beaune-la-Rolande : « Ce sont des gens comme les autres, laissez-les… ». « Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort. »
Internée au camp de Pithiviers, puis dans celui de Beaune-la-Rolande, elle est témoin de l’arrivée massive des familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv, puis de la séparation des mères et des enfants. Elle assiste comme elle le peut, depuis l’infirmerie, les enfants restés seuls. Elle sera le témoin de leur déportation. Transférée de la prison d’Orléans en novembre 1942, au Fort de Romainville, puis à Compiègne, elle sera déportée le 24 janvier 1943 à Auschwitz. Elle est affectée en tant que médecin au block 10 et refuse de participer aux expérimentations. En août 1944, elle est transférée à Ravensbrück.
Elle reçoit en 1945 la Légion d’Honneur, et en 1965, la médaille des Justes qui vient d’être créée. 

À cette occasion la réalisatrice Nadejda Thilhou (Cent Soleils) a réalisé un film évoquant l’engagement d’Adelaïde Hautval.


/// Suivie à 20h30 par Projection en présence de la réalisatrice


Survivantes
film documentaire de Anice Clément, Aniceprod, France, 56 min.

« C’est au cours d’un voyage de la mémoire à Ravensbrück que j’ai découvert la déportation des femmes et des enfants. D’anciennes déportées nous accompagnaient et c’était complètement bouleversant de voir des femmes âgées, fatiguées, en fauteuil roulant, témoigner de ce que fut leur survie, dans cet immense camp, au milieu d’une nature hostile, battu par les vents. Ce qui s’était passé là, entre ces femmes, entre ces “soeurs des camps” était quelque chose d’indestructible, un lien incassable d’amitié, de fidélité, quelque chose de sacré. » Anice Clément.


Soirée organisée dans le cadre de l’exposition « Adélaïde Hautval, amie des Juifs », réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, les Archives départementales du Loiret, du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann, Maryvonne Braunschweig et du Mémorial de la Shoah, présentée au Musée Mémorial à partir du 20 février 2018.
Mardi 13 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Protestants et Juifs en France, des affinités électives au sauvetage durant la Shoah

par Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.

Pour des raisons théologiques, culturelles, historiques et sociologiques, les protestants français (les huguenots) ont sans doute été, parmi les communautés chrétiennes en Europe, les plus proches des Juifs. La conférence abordera ces affinités, éclatantes notamment pendant l’Affaire Dreyfus, et les utilisera comme clef principale pour comprendre l’ampleur de l’aide et du sauvetage offerts aux Juifs pendant la Shoah : que moins de 2 % de la population de l’époque ait fourni près de 11 % des Justes français mérite une explication.


Organisée avec l’association Les Amis de l’Orgue et du Temple d’Orléans dans le cadre d’un cycle de rencontres sur l’engagement des femmes et des protestants durant la Seconde Guerre mondiale et leur contribution au sauvetage des Juifs et en partenariat avec l’association Mémoire protestante en Orléanais et l’Amitié Judéo-Chrétienne.
Mardi 6 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Les églises protestantes en Allemagne nazie

par Francis Lachaise, auteur de L'Église protestante allemande face au nazisme, réédition 2018, Les Indes savantes.

Un grand nombre de protestants allemands appartenant aux « chrétiens allemands », a adhéré aux thèses nazies. La résistance de quelques-uns, œuvrant au sein de l’église confessante, en est d’autant plus remarquable et leurs noms nous sont souvent familiers, tels Bonhoeffer, Niemoeller, Barth et Tillich. Après la guerre, l'église protestante allemande reconnaît qu'elle s'est, par action et omission, rendue “coupable” des atrocités propagées par les nazis.

Organisée avec l’association Les Amis de l’Orgue et du Temple d’Orléans dans le cadre d’un cycle de rencontres sur l’engagement des femmes et des protestants durant la Seconde Guerre mondiale et leur contribution au sauvetage des Juifs, et en partenariat avec l’association Mémoire protestante en Orléanais, l’Amitié Judéo-Chrétienne et l’association Franco-Allemande d’Orléans.
Vendredi 2 février 2018 à 20h30
à Saint-Jean-de-Braye

/// Lecture-Rencontre

« Autour de Charlotte Delbo »
avec l’auteure Valentine Goby, à l’occasion la sortie du livre Je me promets d’éclatantes revanches
et des lectures d’Aurélie Audax


L’une, Valentine Goby, est romancière. L’autre, c’est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d’Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout. Lorsqu’elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son œuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d’autres risquent l’aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d’amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

Organisée par l’association littéraire « Tu Connais la Nouvelle ? » au Théâtre Clin d’Oeil - 12 rue de la république - 45800 Saint-Jean-de-Braye

Réservations : 02 38 21 93 23 / tuconnaislanouvelle@noos.fr
Entrée : 6 euros